Le transport mondial se « décarbonise »

5% de carburants sans émissions d’ici à 2030 sont nécessaires pour décarboniser le transport maritime conformément aux objectifs fixé par l’accord de Paris. L’analyse soutient que les termes de l’Accord de Paris (contenir les températures à 1,5 °C) ne pourront être respectés que si, et uniquement si le transport maritime dispose de carburants sans carbone d’ici 2030 et que ces derniers composent 5 % du panel de combustibles.

 

La coalition « Getting to Zero » vise des navires “commercialement viables” à émission zéro d’ici 2030.

En 2019, l’University Maritime Advisory Service (UMAS) a mené une étude décrivant les voies les plus réalisables pour parvenir à la décarbonisation du transport maritime international d’ici 2050.

Au cours de cette étude, pour estimer le point de bascule que le transport maritime doit atteindre d‘ici à 2030, les chercheurs estiment que les carburants à émission zéro doivent représenter 27 % de l’énergie totale d’ici 2036, et 93 % d’ici 2046. Selon ces calculs, le taux d’adoption de 5 % de carburants à émissions zéro doit être effectif d’ici 2030. Ce qui est conforme à l’Accord de Paris, voulant limiter le réchauffement climatique à moins de 1,5 degré Celsius.

Comme pour toutes les transformations industrielles historiques, l’adoption de carburants à émissions nulles dans le transport maritime est appelée à suivre une courbe en S. Mais qu’est ce qu’une courbe en S ?

Une courbe en S se compose de trois phases : Une phase d’émergence lente, où l’apprentissage est rapide et où les coûts commencent à baisser. Puis vient une phase de diffusion, avec l’adoption rapide de la nouvelle technologie, la confiance s’installe, faisant s’accroître la demande et encourageant les investissements tout au long de la chaîne de valeur. Finalement, lorsque la nouvelle technologie est adoptée et qu’une nouvelle normalité est établie, la courbe vient s’aplatir.

Le tout, forme la lettre S au grès des différentes étapes de l’adoption de la transformation. 

En qualifiant cet objectif, cela permettrait de mobiliser l’engagement des parties prenantes :

 

– Les entreprises d’énergie qui auraient une plus grande confiance en la demande lorsqu’elles planifient des projets de développement de carburants verts.

– Les propriétaires de cargaisons pourraient payer une prime pour les carburants à zéro émission sur un pourcentage correspondant de leur fret.

– Les investisseurs pourraient quantifier le montant de l’investissement nécessaire tout au long de la chaîne de valeur.

– les armateurs pourraient planifier des investissements dans de nouvelles constructions et des rénovations.

– Les régulateurs pourraient être appelés à garantir des conditions de concurrence équitables pour permettre la transition.

 

L’objectif de la coalition « Getting to zero » est ambitieux, mais au combien nécessaire : la sauvegarde notre planète. Un récent rapport de l’OMI sur les gaz à effet de serre indique que c’est bel et bien la direction à prendre. Le nombre grandissant des acteurs rejoignant cette organisation est un signe que l’ensemble des entités prenant part au commerce international s’articule autour de la problématique du climat et de l’écologie dans un souci de préserver la planète.

Ce mouvement est grandement approuvé par Customs Bridge, dont les valeurs de protection de l’environnement au sein du commerce international s’alignent avec celle de la coalition Getting to Zero. Nous espérons qu’il aboutisse et qu’il soit un franc succès.